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Les différentes formes d’anesthésie en chirurgie esthétique

Les différentes formes d'anesthésie en chirurgie esthétique

2 novembre 2012

Lors d’une intervention de chirurgie, esthétique ou non, il est indispensable de désensibiliser la zone à opérer et ce, quelle que soit la partie du corps. Pour l’aider dans son choix, le chirurgien va prendre en considération un certain nombre de facteurs comme la nature et la durée de l’intervention qui sera pratiquée, mais également le seuil de tolérance à la douleur du patient, son état de santé et sa condition psychologique. A la suite de cet examen, il pourra recommander l’anesthésie la mieux adaptée.

Les anesthésies partielles

On distingue 3 formes d’anesthésie partielle : l’anesthésie locale, l’anesthésie locale approfondie et l’anesthésie régionale.

La première, la plus simple à pratiquer, est indiquée pour les actes légers de chirurgie. Il s’agit de désensibiliser la surface de la peau à l’aide d’injections de solutions médicamenteuses, le plus souvent, à base de lidocaïne. Parfois, pour atténuer la sensibilité à l’injection, on applique un produit réfrigérant qui anesthésie la zone par le froid (cryoanesthésie).

La seconde combine l’anesthésie locale à l’administration de calmants destinés à engourdir les sens sans faire perdre connaissance. Particulièrement efficace, c’est le mode d’anesthésie le plus souvent pratiqué en chirurgie esthétique, notamment pour la rhinoplastie (temps de pointe nasale), l’otoplastie, les liposuccions légères, certains liftings, etc.

L’anesthésie régionale, quant à elle, vise à injecter l’anesthésique autour des racines nerveuses, permettant ainsi d’insensibiliser toute une région du corps ; c’est notamment la rachi-anesthésie (péridurale) réalisée pour certains liftings de cuisses et lipoaspiration des cuisses, genoux et culotte de cheval.

L’anesthésie générale

Elle est indiquée pour tous les actes plus lourds de chirurgie esthétique et plastique. Il s’agit là de faire perdre conscience au patient à l’aide d’une injection par intraveineuse d’un savant mélange de médicaments. Le patient est alors plongé dans un sommeil temporaire et contrôlé. L’anesthésiste appose également un masque diffusant un gaz soporifique combiné à de l’oxygène. Le patient est relié à des instruments de mesure permettant de parfaitement contrôler son état à tous les stades de l’intervention. Pour les interventions longues, on loge un tube dans la trachée (intubation), passant par la bouche, permettant d’avoir un accès direct pour la ventilation (respiration).

Grâce aux immenses progrès en la matière, l’anesthésie générale permet de contrôler parfaitement l’assoupissement du patient. Pratiquée chaque jour sur des milliers de personnes dans le monde, elle présente un taux de morbidité très bas et de mortalité exceptionnellement rare. De plus, en choisissant des praticiens qualifiés et expérimentés (chirurgien et médecin-anesthésiste), les risques et les complications sont tout à fait minimes.