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Fesses plates: quel traitement choisir ?

15 juin 2014

La chirurgie esthétique des fesses est destinée aux fesses plates et reste un défi artistique. L’augmentation de volume, qu’il s’agisse d’un lipofilling ou de la mise en place de prothèses, est choisie en fonction de la morphologie de la patiente: poids, présence d’excédents graisseux localisés (lipoméries), largeur de la taille et des cuisses… A ces données anatomiques se greffent les souhaits personnels mais aussi les données culturelles.

La chirurgie des fesses concerne aussi bien les femmes que les hommes

La chirurgie esthétique dite « des fesses plates » est un phénomène de mode qui nous vient principalement des pays d’Amérique du Sud, et en particulier du Brésil où cette intervention est monnaie courante. En France, la chirurgie des fesses concerne moins les hommes que les femmes, les demandes masculines s’orientant généralement vers d’autres types d’amélioration esthétique. Comme il y a de ce fait moins de revendications d’amélioration, cette chirurgie spécifique n’est pas encore entrée dans les moeurs chez les hommes, tout au moins dans nos régions où le corps ne se dénude publiquement que quelques semaines par an pendant les vacances. Autres pays, autres moeurs: le Brésil et ses plages ensoleillées entraînent des demandes masculines qui tendent à rejoindre les demandes féminines.

Le lipofilling des fesses encore appelé lipomedelage ou lipostructure des fesses augmente de manière harmonieuse le volume de fesses trop plates

Le lipofilling des fesses encore appelé lipomedelage ou lipostructure des fesses augmente de manière harmonieuse le volume de fesses trop plates

Quelles interventions avons-nous à notre actif pour augmenter le volume de fesses plates ?

La chirurgie esthétique permet de corriger des fesses jugées sous-développées, plates ou même tombantes afin d’apporter rebondi et une forme plus ronde. Nous avons  à notre actif plusieurs techniques pour augmenter le volume des fesses. Le choix de ces techniques va dépendre des fesses originelles de la patiente et du résultat attendu.

Le lipofilling (l’injection de greffe de cellules graisseuses)

La première stratégie chirurgicale consiste à réaliser un lipofilling, c’est à dire d’augmenter le volume des fesses en injectant à la patiente sa propre graisse (dite graisse autologue) dans la partie des fesses désirée. Cette graisse est prélevée là où elle se présente en excès, généralement dans la zone de l’abdomen ou la culotte de cheval. Cette technique présente l’avantage d’augmenter le volume des fessiers sans mise en place de corps étranger, d’améliorer la qualité cutanée dans la zone injectée, et de corriger les excès graisseux présents dans la zone de prélèvement. Il s’agit de la technique à privilégier dès que les conditions physiologiques et les souhaits de la patiente le permettent. Le lipofilling offre une augmentation légère à modérée, du fait de la résorption systématique d’une partie de la graisse injectée. Une seconde intervention à 6 mois d’intervalle peut être parfois envisagée. En règle générale, on peut évaluer que le volume d’une augmentation des fesses par lipofilling est équivalent au volume d’une prothèse des fesses de 200 à 250 CC.

Les implants fessiers

La deuxième stratégie chirurgicale est la mise en place d’implants fessiers. Cette technique concerne les demandes d’augmentation modérée à importante. Ces implants composés de gel de silicone cohésif sont semblables aux prothèses mammaire à la différence qu’ils sont indéniablement plus résistants. L’augmentation des fesses par prothèses permet l’obtention de bons résultats lorsque cette chirurgie a été effectuée dans de bonnes conditions. L’implant étant introduit à travers une incision dans le pli inter fessier, la cicatrice est entièrement camouflée. Il s’agit d’une technique pouvant induire certains risques, en raison des bactéries qui peuplent la zone fessière (infection). Cette chirurgie délicate doit être réalisée par un chirurgien compétent afin de limiter au maximum les risques inhérents à cette opération tels que la compression des muscles fessiers ou un déplacement de l’implant.

L’injection d’acide hyaluronique

La technique non chirurgicale consiste à injecter de l’acide hyaluronique issu de la biotechnologie (ou Macrolane©) dans les fesses et s’adresse aux patientes souhaitant une augmentation des fesses ou un remodelage afin de corriger un défaut morphologique. Ce gel présente l’avantage d’être 100% naturel, d’origine non animal. Biodégradable, le produit a pour inconvénient de se résorber et pour entretenir le résultat obtenu, des retouches sont nécessaires tous les ans. J’émets cependant de sérieuses réserves sur cette stratégie médicale, l’ensemble du corps médical ne disposant pas encore de suffisamment de recul sur cette technique.

Quelles recommandations post-opératoires?

Qu’il s’agisse d’un lipofilling des fesses ou de la mise en place d’implants fessiers, un bon résultat va dépendre d’une bonne indication, mais aussi d’un suivi opératoire rigoureux.

En cas de pose de prothèses fessières, je conseille d’attendre au moins 3 mois avant la reprise des activités sportives où les muscles fessiers vont être sollicités. En revanche, une activité journalière normale peut être reprise après 2 à 3 semaines.

En règle général, les suites opératoires sont nettement plus simples pour un lipofilling que pour une augmentation des fesses par prothèses, car il n’y a pas de corps étrangers. Il est nécessaire que le patient observe scrupuleusement les soins à apporter et recommandations types de son intervention.

Existe t-il d’autres alternatives à une opération d’augmentation des fesses?

Ce n’est pas tout à fait mon rôle de conseiller à mes patients une alternative autre que l’opération, d’autant plus que s’ils viennent consulter, c’est qu’ils ont certainement essayé et le sport (qui muscle mais qui demande des efforts sur une longue période), et les sous-vêtements push-up censés régler leur problème, et les régimes, mais quels régimes? Etc… Etc… Il n’empêche que devant une impossibilité opératoire, je peux orienter mes patients vers l’une ou l’autre de ces solutions et pourquoi pas vers une psychothérapie s’il existe peu d’arguments anatomiques pour une intervention.

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