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La chirurgie esthétique: une recherche subjective de la beauté…

20 avril 2013

Histoire de la chirurgie esthetique procédé de Tagliacozzi

Histoire de la chirurgie esthetique procédé de Tagliacozzi

La notion de beauté est subjective et diffère selon les notions de perceptions de chacun.

Il y a plus de 20 siècles, Platon caractérisait la beauté comme l’harmonie et la mesure.
Plusieurs siècles plus tard, Montaigne se montrait plus dubitatif: « Il est vraisemblable que nous ne savons guère ce qu’est une beauté… »
Aux Indes, pour être belles, les lèvres doivent être « grosses et enflées », le nez « plat et large »; au Pérou, on se doit d’avoir « de grandes oreilles ». Montaigne dit encore qu’ailleurs, on se rougit ou on noircit ses dents.
Et selon Voltaire, ce qui est beau pour un crapaud, c’est sa crapaude!
Mais quels que soient les critères de la beauté, il est certain qu’une certaine symétrie est recherchée.
Ainsi dans certaines ethnies, on aimera que les fesses, les yeux, les mollets soient ronds. Ailleurs, on aimera que le nez, l’abdomen, le cou soient minces. Ou bien encore, on recherchera une harmonie dans le clair (peau, yeux, dents) ou dans le foncé (gencives, yeux et lèvres).
Pour être belle ou beau, il faut correspondre peu ou prou aux critères de beauté de l’espace et de l’époque où l’on vit.
La chirurgie esthétique existe depuis longtemps. Elle n’est pas née de la dictature de l’image, comme on l’imagine souvent aujourd’hui. Bien sûr, les modèles des magazines, des actrices ont un impact sur les désirs de changement de physique et de correction des défauts.
Mais les égyptiennes de l’Egypte antique pouvaient déjà se faire redresser le nez. Les femmes adultères au nez coupé bénéficiaient du savoir-faire des médecins hindous il y a 2000 ans.

Le premier livre sur la chirurgie esthétique a été rédigé au XVIème siècle par un chirurgien italien (Gaspare tagliacozzi). Mais cette recherche de la beauté a été contrariée par l’Eglise catholique qui y voyait peut-être la main agile du diable. La chirurgie se contente longtemps d’être reconstructrice pour réparer les gueules cassées des champs de bataille.
Ce n’est qu’à la fin du XIXème siècle qu’elle devient esthétique, avec les premières réductions mammaires et les premières rhinoplasties.

Aujourd’hui, tout le monde peut bénéficier facilement de l’accès à la beauté ou tout au moins au mieux-être. Et c’est le même chirurgien italien du XVIème siècle cité plus haut qui résume le mieux le but de la chirurgie esthétique: « Nous faisons plus que de satisfaire l’oeil, nous aidons l’esprit affligé. »

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