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Les limites de la chirurgie esthétique

22 septembre 2013

Par définition, la chirurgie esthétique n'est ni urgente, ni obligatoire, et s'adresse à des personnes en bonne santé.

La chirurgie esthétique, comme toute chirurgie, peut être sujette à des risques. Toute intervention doit être murement réfléchie. Le choix du chirurgien qui va réaliser l’intervention mais aussi le choix de la clinique sont primordiaux.

Le corps possède ses limites, la chirurgie esthétique aussi.

L’importance d’une indication bien posée

Le simple désir de modifier son apparence, qu’il s’agisse du visage ou de la silhouette, ne peut justifier à lui seul une intervention. La chirurgie esthétique n’est pas un acte de cosmétologie anodin. Les médias en quête de sensationnel peuvent présenter la chirurgie esthétique comme un moyen surnaturel de modifier n’importe quelle partie du corps ou du visage, mais cette image prêtée à la chirurgie esthétique est souvent déformée, ou alors concerne des patients avec des demandes pathologiques. Le souhait d’une patiente de répondre seulement au désir de son conjoint, ou une modification inhabituelle comme une demande d’augmentation mammaire démesurée par exemple, doivent faire l’objet de prudence de la part du chirurgien.

L’intervention n’est réussie que s’il existe de véritables arguments anatomiques et que si elle est bénéfique à l’opéré, et ce, à long terme.

Un résultat subjectif

Un chirurgien n’est pas Dieu et ne peut donner exactement le même nez que la photo montrée sur un magazine. Même si le chirurgien choisi possède un sens plastique rigoureux, le résultat d’une intervention sera toujours à la fois objectif et subjectif dans la perception.

L’amélioration de l’aspect physique suite à l’intervention est jugée par l’opéré lui-même, mais aussi par son entourage. Même s’il existe des critères objectifs définis par la médecine,  la beauté diffère selon la perception subjective que l’individu possède, perception variable elle-même selon l’influence culturelle. La chirurgie plastique et esthétique est donc une discipline très ambitieuse, proposant l’amélioration d’une malformation ou d’une disgrâce avec un résultat le plus proche possible du projet défini par le patient et le chirurgien lors de la consultation.

Un suivi psychologique, parfois

Une psychothérapie peut être envisagée lorsque le désir d’intervention est lié à de réels problèmes psychotiques ou névrotiques tels que des dépressions sévères ou des dysmorphophobies. En aucun cas, l’intervention ne doit entrainer de quelconques perturbations psychologiques. Le praticien doit toujours différencier une disgrâce réelle d’une disgrâce ressentie. Parfois, la demande d’intervention est confuse et manque de clarté, simplement parce que la personne a une image erronée d’elle-même. C’est au chirurgien de refuser alors une intervention qui n’a pas lieu d’être et de conseiller à la personne un suivi psychologique.

Une intervention est réussie certes, lorsque la malformation a été réparée et lorsque la disgrâce à été corrigée, mais surtout lorsque l’opéré(e) retrouve un confort physique et psychologique.

Le praticien doit concilier précision et habilité technique, sens artistique et finesse psychologique. Il doit reconstruire la beauté et le naturel sans prétendre atteindre les canons surnaturels ou impossibles; la belle chirurgie doit toujours se pratiquer dans une ambiance de sécurité, lorsque les indications sont opportunes et justifiées.

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