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La mise en place de prothèses mammaires peut-elle contre-indiquer une grossesse et un allaitement ultérieurs ?

Si vous envisagez une grossesse

La mise en place de prothèses mammaires peut-elle contre-indiquer une grossesse ultérieure?
L’utilisation depuis des décennies des prothèses en gel de silicone a révélé que le port d’implants mammaires n’empêche en rien le bon déroulement d’une grossesse ultérieure. La poitrine se modifiant souvent après une grossesse, surtout en cas de forte variation de poids, il est toutefois conseillé à une femme souhaitant des enfants dans un délai très proche (grossesse envisagée dans les mois à venir), d’attendre la fin de sa grossesse afin de ne pas subir une altération esthétique du résultat. En effet, une modification de la forme de la poitrine et de son volume pourrait, dans de rares cas, nécessiter le changement des prothèses pour ajuster le volume voire la forme. Votre chirurgien plasticien vous demandera donc de donner la priorité à cette nouvelle grossesse et d’envisager une augmentation mammaire dans un second temps, cette intervention n’étant ni urgente ni obligatoire.
Pour une femme n’ayant pas de projet de grossesse dans l’immédiat (si la grossesse est désirée dans plus de 6 mois voire un an), une pose d’implants mammaires peut toutefois se discuter selon ses souhaits, notamment si l’attente représente pour elle une gêne psychologique importante (en cas d’hypotrophie majeure).
Quoi qu’il en soit, s’il existe un projet de grossesse et un désir d’allaitement, il est important d’en informer le chirurgien plasticien choisi.

Les implants lors la grossesse

Que faire en cas d’apparition de coque lors d’une grossesse ?

Comme dans n’importe quel type d’augmentation mammaire par implant, la formation rare d’une coque peut survenir à la suite de cette chirurgie mammaire. Il n’y a pas de risque démontré pour le futur bébé. La correction par retrait de cette coque et éventuellement le changement des prothèses se fera dans les 6 mois qui suivent l’accouchement si vous n’allaitez pas et 6 mois après la fin de votre allaitement si vous décidez d’allaiter. Ainsi, si une coque se présente lors d’une grossesse, le chirurgien donne la priorité au bon déroulement de la grossesse, sachant qu’il n’y a pas d’urgence dans le traitement de la coque, mise à part son inconvénient esthétique.

Une fuite de silicone peut-elle nuire au bébé lors de la grossesse ?

La silicone contenue dans les prothèses mammaires se présente sous la forme d’un gel ultra cohésif, ce qui limite de ce fait, la diffusion possible en cas de rupture de l’implant dans les tissus graisseux, glandulaires ou cutanés. La silicone cohésive a démontré son innocuité dans les risques de cancers, maladies auto-immunes,… Aucun risque n’a été démontré pour le bébé, en cas de fuite de gel de silicone lors d’une grossesse.

Après une grossesse

La question de l’allaitement

Il est tout a fait possible d’allaiter après une augmentation mammaire par prothèses.
Le port d’implants mammaires n’empêche en rien l’allaitement, les prothèses étant situées derrière la glande mammaire voire en arrière du muscle. Quel que soit la technique choisie et le type de cicatrice (hormis la voie trans-aréolaire sous mamelonnaire surtout utilisée pour les pose de prothèses en sérum physiologique), les différentes voies d’implantation permettent une mise en place des prothèses en préservant les canaux galactophores (canaux apportant le lait) et notamment l’arborisation terminale des canaux permettant le bon déroulement de l’allaitement. Une mise en place d’implants par voie axillaire ou sous mammaire rassure souvent les patientes à ce sujet (absence de risque de léser les canaux galactophores), mais en règle générale l’utilisation de la voie au pourtour de l’aréole (cicatrice hémiaréolaire inférieure) ne pose aucun problème: si le chirurgien est expérimenté et ne sectionne pas l’arborisation terminale des ces canaux, le risque pour l’allaitement avec cette voie d’abord est quasi-nul.
A noter, si par contre une importante correction de ptôse doit être associée (intervention de la plastie-prothèses) et, de ce fait, la plaque aréolo-mamelonnaire doit être déplacée et ascensionnée, un allaitement futur risque d’être perturbé (mais il n’est pas forcément impossible).

Après la grossesse, quand envisager une augmentation mammaire ?

Si vous décidez de ne pas allaiter, il est préférable d’attendre 6 mois après votre accouchement pour envisager cette intervention. Dans le cas où vous souhaiteriez allaiter, il est conseillé d’attendre 6 mois après l’arrêt de la lactation afin que votre poitrine retrouve son volume naturel permettant un choix plus adéquat du volume de vos futures prothèses.

Conclusion
Un allaitement n’est pas perturbé par une augmentation mammaire par prothèses en gel de silicone même si de légers tiraillements peuvent apparaitre au niveau du pourtour de l’aréole consécutive aux cicatrices laissées par l’intervention selon la technique utilisée par votre chirurgien esthétique.
Les prothèses en gel de silicone ne représentent aucun risque démontré ni avant, ni pendant, ni après une grossesse.
Quoi qu’il en soit, il faut garder en mémoire qu’à partir de 35 ans, un contrôle mammographique et échographique doit être réalisé en n’omettant pas de prévenir votre radiologue du port de prothèses mammaires.

Pour aller plus loin sur l’augmentation mammaire :

< Voir les informations générale sur l’augmentation par prothèses
Les différentes possibilités pour la cicatrice

< Voir toutes les questions "Augmentation mammaire"