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Risques et complications d’une augmentation mammaire

Chirurgie esthétique des seins par le Dr Picovski à Paris

Les techniques chirurgicales se sont considérablement affinées et les risques et les complications liés à une augmentation mammaire sont aujourd’hui limités. Confier son opération de chirurgie mammaire à un chirurgien plasticien qualifié et compétent, s’informant de l’évolution des progrès chirurgico-esthétiques et maîtrisant parfaitement les techniques d’augmentation mammaire, réduit au maximum les risques postopératoires.

Le chirurgien esthétique demande aux patientes de respecter certaines précautions avant l’intervention, tel qu’un arrêt strict du tabac afin de réduire les risques de nécrose cutanée, l’éviction de l’aspirine afin de réduire les risques hémorragiques, et la suspension de prise de contraceptif oral afin de limiter le risque thrombo-embolique.

Comme toute chirurgie esthétique ou non, les risques peuvent être liés à l’anesthésie mais aussi au geste chirurgical.

Les risques liés à l’anesthésie

Toute anesthésie possède des risques et peut entraîner des complications. Mais grâce aux techniques avancées et aux méthodes particulièrement pointues de surveillance, la sécurité des patients est maximale.

Les risques liés à l’augmentation des seins

– Les accidents trombo-emboliques comme la phlébite (trombone veineuse) avec le risque d’embolie pulmonaire : il s’agit d’une complication qui peut être grave. L’arrêt de la pilule contraceptive un mois avant l’intervention, le port de bas antithrombose, la prescription d’un traitement anticoagulant, et un lever précoce sont des précautions réduisant ce risque.

– L’hématome : saignement interne ou un amas de sang qui se caractérise par un gonflement à l’intérieur du tissu mammaire. La survenue d’un hématome peut imposer une reprise au bloc si une résorption spontanée est impossible (taille importante). La réduction du risque d’hématome se traduit par l’éviction de l’aspirine et des anti-inflammatoires une semaine avant l’opération.

– Epanchement lymphatique (sérome) : son apparition quelques semaines après l’intervention peut, dans certains cas, nécessiter un traitement par ponctions répétées, voire une reprise au bloc pour effectuer son drainage.

– Des kystes épidermiques : ces kystes peuvent survenir sur la cicatrice périaréolaire et peuvent bénéficier d’un traitement.

– Pneumothorax (rare) par brèche pleurale : cette complication est rarissime mais possible.

– Cytostéatonécrose: nécrose partielle de la glande et de la graisse mammaire se traduisant par un nodule induré et nécessitant une reprise au bloc.

– Trouble de la cicatrisation : l’excellence des résultats d’une intervention dépend grandement des risques cicatriciels. La survenue de cicatrices hypertrophiques est un risque et leur persistance peut les faire évoluer en cicatrices chéloïdes. Ces troubles de la cicatrisation dépendent de chaque patiente. Une production trop abondante de tissu cicatriciel a pour conséquence un résultat de cicatrisation large et en relief. Chaque trouble de cicatrisation peut bénéficier d’un traitement adapté.

-Infection : cette complication est rarissime sachant que les règles d’asepsie chirurgicale et de soins postopératoires sont très strictes. La survenue d’une infection nécessite un traitement adapté par antibiotique voire une nouvelle intervention chirurgicale pour un lavage. Dans certains cas, le retrait de la prothèse sera nécessaire. Il faudra attendre plusieurs semaines, le temps que la zone cicatrise, avant de procéder à une nouvelle mise en place.

– Imperfection des résultats : il peut s’agir d’une asymétrie ou d’une correction de volume non suffisante. La patiente doit patienter plusieurs mois avant une éventuelle réintervention, afin de respecter un délai de cicatrisation suffisant.

– Coque fibreuse périprothétique : cette complication imprévisible, qui est une réaction du corps contre l’implant mammaire, peut survenir bilatéralement ou unilatéralement, quelques mois après l’opération. Des gênes et douleurs peuvent être occasionnées. Une réintervention est alors nécessaire, selon les cas, pour l’ouverture de la coque (capsulotomie), voire son retrait (capsulectomie). Parfois, la mise en place d’implants de plus petite taille aide à une meilleure acceptation. Exceptionnellement, il peut arriver, malgré ces soins, que la coque récidive. Un retrait définitif des prothèses sera alors obligatoire. Des prothèses fortement texturées et positionnées sous le muscles pectoral limiteraient ce risque de coque qui est déjà inférieur à quelques pourcents.

Rupture et dégonflement de l’implant : lorsqu’une prothèse contenant du sérum physiologique ou du gel de silicone se fissure. La réintervention est systématique en cas de prothèse en silicone pour un changement. Une fuite sera objectivée par un examen morphologique (echographie voire IRM mammaire).

Un aspect de plis ou de vagues : cette complication est davantage présente chez les patientes minces portant des implants mammaires (plus volontiers au sérum que ceux remplis de gel de silicone) et de grands volumes. Leur apparition nécessite un traitement adapté (prothèses plus petite taille, en position rétro-musculaire, si possible en gel de silicone à haute cohésion…)

– L’apparition de vergetures : risque possible lorsque l’implant est trop volumineux et que l’élasticité cutanée n’est pas optimale.

– Une altération de la sensibilité des mamelons peut être également rapportée, et la récupération n’est pas toujours immédiate.

Heureusement rares, les complications et les risques d’une augmentation mammaire doivent être évoqués par le chirurgien esthétique et l’anesthésiste avant la prise de décision de l’intervention. Les progrès chirurgicaux et les techniques d’augmentation mammaire actuelles permettent aujourd’hui l’obtention de résultats naturels et esthétiques, tout en écartant au maximum les risques postopératoires ainsi que les complications.

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Article rédigé par le Dr David Picovski - Dernière mise à jour le 30 août 2012

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Commentaires (6)

  • Alex dit :

    Bonjour,
    Au bout de combien de temps après l’intervention, peut on détecter une asymétrie? et quel est le recours dans ce cas, s’il faut réopérer est ce à la charge de la patiente?
    et quelles sont les causes de cette asymétrie?
    Merci d’avance pour vos réponses

    Cordialement

    • Dr Picovski dit :

      Bonjour. L’asymétrie après une augmentation mammaire n’est pas inquiétante les premières semaines. En effet, selon l’œdème et la réaction du corps à l’implant (contenu liquidien autour de la prothèse lié aux sécrétions et aux saignements), le volume de la poitrine peut varier les premières semaines et ce d’un sein à un autre et l’asymétrie peut même être liée à la position que l’on peut avoir la nuit… Généralement, œdème et liquide au pourtour de la prothèse se résorbent sur plusieurs semaines et généralement il faut entre 4 et 6 semaines pour avoir une idée du volume final.
      Passé cette période, il faudra contrôler la disparitions des liquides (éventuellement par une échographie) pour ne pas incriminer le taille de la prothèse mise en place. Outre sur le volume, les causes d’une asymétrie après une augmentation mammaire peuvent porter sur la forme. Pour ce qui est de la forme, passé plusieurs semaines s’il persiste une asymétrie ce peut être le galbe qui n’a pas été corrigé par une plastie…Vous pouvez si le souhaitez envoyer vos photos. Cordialement.

  • lesly dit :

    Bonjour j’ai fait une augmentation.mammaire le 02/05/2013 un 280cc par le plis du sein et j’aimerais savoirj’ai quasiment plus de douleur mais j’ai.une gêne au lever sa me tire et me brûle o niveau des seins ece normal merci

    • Dr Picovski dit :

      Bonjour. Ne vous inquiétez pas, une certaine gêne au niveau de la poitrine peut se ressentir plusieurs semaines après une pose d’implants ; cela va (au bout de plusieurs jours) vers une nette amélioration pour s’éteindre plusieurs semaines après. Je reste à votre disposition. Cordialement

  • Claire dit :

    Bonjour, je me suis fait opérée il y a deux semaines, un 250 cc sous le muscle, je pèse 50 kilos environ pour 1m65 et j’ai déjà les vagues au toucher sur les côtés extérieur (assez embêtant…) et une grosse asymétrie selon moi… Gauche plus gros que le droit, le gauche m’a beaucoup plus embêté que le droit (douleurs..) les 4-5 premiers jours après l’op.
    Pensez-vous que cette asymétrie va s’estomper ? Dois-je consulter un autre chir que le mien pour avoir un avis plus objectif ?
    Et si cela ne s’estompe pas la re-opération est-elle au charge de la patiente ? Je vous remercie.Cdlmt. Claire

    • Dr Picovski dit :

      Bonjour. Ne vous inquiétez pas vous n’êtes qu’à 2 semaines de l’intervention et il est très fréquent d’avoir une asymétrie ; cela est lié aux sécrétions et aux œdèmes qui peuvent être différents d’un coté à un autre les premiers temps. Généralement, il faut compter 4 à 6 semaines pour que les seins s’assouplissent et que chaque coté commence à se dessiner. Pour ce qui est des plis, il est également trop tôt pour juger, surtout (faits rassurants) que le volume qui a été mis en place est raisonnable et que les implants ont été mis sous le muscle. Consultez normalement votre chirurgien et vous verrez que les choses s’amélioreront progressivement. Je reste à votre disposition si vous aviez d’autres questions. Cordialement.