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Gynécomastie: le traitement à adopter

Gynécomastie

Avant tout, il est important de connaitre les « gynécomasties physiologiques » qui sont naturelles et qui le plus souvent régresseront spontanément : la gynécomastie du nouveau-né transitoire provoquée par les hormones maternelles et la gynécomastie de l’adolescent due au déséquilibre temporaire du rapport œstrogène/testostérone.

Également, les gynécomasties dites iatrogènes, consécutives à une prise de médicaments (provoquant des désordres hormonaux en particulier les médicaments hyperprolactinémiants très utilisés comme les neuroleptiques et certains diurétiques comme la spironolactone) qui auront en premier lieu pour traitement  l’arrêt du médicament en cause. Si le traitement ne peut être arrêté, il sera dans la mesure du possible modifié (cas notamment des anti-androgènes dans le cancer de la prostate). Une contrôle biologique de la disparition du désordre hormonal après l’arrêt sera réalisé (on s’assurera notamment la normalisation du taux de l’hormone prolactine).

Éliminer un traitement médical possible

Lorsque le bilan hormonal permet de déceler une cause, le traitement médical reposera tout d’abord sur le traitement de celle-ci.

Les causes dites organiques les cancers du testicule, bronchique, des glandes surrénales et les tumeurs bénignes comme les adénome hypophysaire à prolactine++ demanderont un traitement spécifique. Pour le cas particulier de l’adénome hypophysaire à prolactine, un simple traitement médical notamment par la bromocriptine (Parlodel®) permettra une diminution de l’hyperprolactinémie en quelques jours et diminuera le volume de l’adénome de 80%  les 3 premiers mois (normalisation du taux de prolactine en moins d’un an chez 90% des patients). Ce traitement pourra entraîner une réduction significative de l’hypertrophie des seins.

D’autres molécules, telles que le Tamoxifène et le Danazol peuvent être proposées dans certains cas par les endocrinologues.

A noter, le cas de l’hyperthyroïdie qui devra être recherchée et traitée le cas échéant.

Dans certains cas de gynécomastie glandulaire, un traitement médical simple sous la forme d’une crème ou d’un gel à base d’androgène à appliquer sur la poitrine (250 mg/j de Dihydrotestostérone) pourra être tenté pour espérer une réduction du volume de la poitrine.

En cas d’échec ou en l’absence de cause retrouvée: le traitement chirurgical

Lorsque aucune cause n’est retrouvée (cas le plus fréquent) ou seulement après échec du traitement médical, la chirurgie reste la meilleure solution pour supprimer définitivement les tissus en excès. Il existe alors plusieurs cas de figure.

La pseudo-gynécomastie

Lorsque la gynécomastie est provoquée par une surcharge graisseuse, il s’agit d’une pseudo-gynécomastie appelée également adipomastie. Dans ce cas, l’hypertrophie mammaire n’est pas due à un développement glandulaire. Aucune cause hormonale n’est possible et le traitement repose, outre un régime en cas de surpoids, sur une lipoaspiration de la poitrine. Le chirurgien esthétique ôte l’excès d’amas graisseux localisé dans la poitrine de l’homme à l’aide de micro canules (4 millimètres), introduites grâce à de très fines incisions.

Plus la peau est de bonne qualité et rétractile, plus le résultat est satisfaisant.

Le retrait de la glande mammaire, véritable mastectomie chez l’homme

Lorsque la gynécomastie est d’origine glandulaire, la glande mammaire masculine ne peut être traitée par une lipoaspiration. En effet, compte tenu de sa dureté, elle ne peut être enlevé par un abord direct.Le chirurgien esthétique doit procéder à un examen attentif de la qualité cutanée.

Lorsque la peau est suffisamment élastique, l’exérèse de la glande mammaire s’effectue par une courte incision en demi-cercle sur la périphérie de l’aréole. Les cicatrices sont de ce fait très discrètes et s’atténuent naturellement. Lorsque le chirurgien plasticien observe un excès important de peau accompagné d’un manque d’élasticité,  le retrait cutané (et de la glande) se pratique par des incisions horizontales (en plus de celle au pourtour de l’aréole) dont la longueur diffère selon l’importance de l’excès de peau à ôter.

Un pansement modelant est mis en place et permet l’atténuation des oedèmes et bleus.

Un chirurgien qualifié doit procéder à une correction équilibrée : une correction excessive mènerait à un aspect inesthétique et dépressif de la région aréolaire. Dans certains cas, le traitement chirurgical peut être mixte associant liposuccion des excès graisseux et une ablation glandulaire.

La maîtrise chirurgicale permet une correction équilibrée avec un résultat naturel et esthétique. Les résultats sont appréciés quelques mois après l’opération.

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Article rédigé par le Dr David Picovski - Dernière mise à jour le 28 décembre 2012

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Commentaires (2)

  • pacman dit :

    comment reduire la talle de ma poitrine sonn chururgie

    • Dr Picovski dit :

      Bonjour. Il s’agit d’une bonne question. Malheureusement à part la perte de poids pour agir sur la composante graisseuse de l’hypertrophie mammaire, il n’y a pas de technique non chirurgicale à l’heure actuelle. Retenez que votre gynécologue peut agir sur les variations de volume avant les règles (syndrome pré menstruel) à l’aide d’un traitement par pilule. Cordialement