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Le traitement des cicatrices chéloïdes

14 avril 2013

Définition d’une cicatrice chéloïde

Recidive cicatrice chéloide sur oreille percée

Récidive cicatrice cheloïde sur oreille percée

Il s’agit de cicatrices inflammatoires se présentant comme épaisses, durcies, boursoufflées. Ce phénomène est causé par une surproduction de collagène dans le derme lors de la réparation du tissu conjonctif, ou du tissu fibreux cicatriciel remplace le tissu normal cutané. Cette surproduction s’accompagne par un développement excessif des cellules du derme: les fibroblastes. Cette excroissance inesthétique du derme peut apparaître suite à un traumatisme cutané, une blessure originelle, un zona, une brûlure, des folliculites, certaines maladies de peau comme l’acné, une scarification suite à un vaccin, ou après une incision ou un acte chirurgical. La cicatrice chéloïde est parfois douloureuse et peut provoquer des démangeaisons et des irritations. L’évolution vers un cancer d’une chéloïde est rare mais est toujours à prendre en considération. La cicatrice n’est évidemment pas contagieuse.

Diagnostic différentiel

Il convient de distinguer une cicatrice hypertrophique d’une cicatrice chéloïde. L’hypertrophique, contrairement à la chéloïde ne s’étend donc pas aux tissus voisins et a une possibilité de régression spontanée, c’est-à-dire de s’éteindre et d’arriver à maturité. En effet, la cicatrice hypertrophique amorce une phase d’aplanissement au bout de plusieurs mois et s’atténue. La cicatrice chéloïde, elle, ne s’améliore pas spontanément dans le temps.
Au-delà de 12 mois et en dessous de 18 mois, on parlera de cicatrice hypertrophique. Une cicatrice épaissie et boursoufflée au-delà de 18 mois ne sera plus considérée comme hypertrophique mais comme chéloïde.

Existe t-il des prédispositions?

Les personnes à peau noire ou les personnes asiatiques sont fréquemment concernées par les cicatrices chéloïdes. Le sujets à peau blanche peuvent souffrir d’une cicatrisation chéloïde mais cela est plus rare. On retrouve souvent ces cicatrisations inesthétiques chez les enfants ou chez des personnes jeunes et les localisations les plus fréquentes sont le sternum, les épaules, la region pubienne et le bas du visage.

Evolution

Les cicatrices chéloïdes ne s’améliorent et ne régressent jamais spontanément. Ces cicatrices peuvent rester stables ou même au contraire, s’élargir progressivement, ce phénomène étant causé par la formation excessive de collagène dans le derme (et par le développement excessif des cellules du derme, les fibroblastes). C’est un peu comme un « excès de cicatrisation », une cicatrisation qui ne s’arrête jamais…

Evolution de la cicatrice chéloïde

Évolution de la cicatrice chéloïde comparée à celle de la cicatrisation normale et hypertrophique -Source Latarjet,Echinard

Traitement

Plusieurs méthodes sont employées dans le traitement des cicatrices chéloïdes: Le retrait chirurgical, la pressothérapie, la corticothérapie ou/et la radiothérapie.

La reprise chirurgicale de la cicatrice

La chirurgie est possible pour diminuer un volume excessif de la cicatrice mais n’est pas toujours indiquée, car la récidive est fréquente.
Effectivement, l’ablation chirurgicale peut être suivie d’une réapparition de l’hypertrophie et de l’évolution sur le mode chéloïdien. C’est pour cela qu’un traitement chirurgical ne peut souvent suffire à lui seul à traiter ce type de cicatrice. Il devra souvent être associé à un traitement complémentaire.

A noter que si la cicatrice chéloïde est trop étendue, trop importante en volume et en épaisseur, le traitement chirurgical sera effectué d’emblée car, à ce stade, les autres traitements ne pourront à eux seuls, venir à bout sur la taille (et la poussée évolutive). Lors du retrait de la lésion, le chirurgien plasticien devra toujours veiller à ne jamais agrandir la cicatrice qui a, par définition, un grand risque de récidive . Il devra toujours réaliser le retrait de la lésion dans la cicatrice elle-même sans jamais déborder sur les berges ( « exérèse intra-cicatricielle » ).

La pressothérapie

La pressothérapie consiste en une compression permanente et mécanique sur la cicatrice chéloïde afin de l’aplanir et l’assouplir. Cette méthode est très efficace si la permanence compressive est bien suivie. Cette compression va réduire le diamètre des fibrocollagènes, diminuer les muco-polysaccharides et induire une régularisation vasculaire. C’est un peu comme-ci les fibroblastes du derme qui se développent trop, étaient asphyxiés. La durée d’une pressothérapie est d’environ 6 mois et est réalisée grâce à des vêtements compressifs élastiques et adaptés à la morphologie de chaque patient. Lorsque les chéloïdes concernent les oreilles ou le visage, la compression est effectuée grâce à des pansements siliconés (appliqués 24h/24), des clips d’oreilles…

La corticothérapie ou dermojet

Les cicatrices épaisses de type chéloïdes répondent positivement à cette méthode: l’injection à la micro-seringue (ml) ou le dermojet qui se présente comme une seringue de type stylo sans aiguille. Cette méthode est utilisée pour injecter dans la cicatrice les corticoïdes injectables retards comme le Kenacort* 40. Les corticoïdes sont injectés sur toute la longueur du derme de la cicatrice. Ce traitement est utilisé lors du processus de cicatrisation jusqu’à une à deux années post- opératoires. Généralement, les injections sont espacées toutes les 3 à 6 semaines.

Corticoides retards injectables kenacort pour le traitement des cicatrices cheloides et hypertrophiques

Corticoïdes retards injectables kenacort* pour le traitement des cicatrices cheloïdes et hypertrophiques

Ce type de cicatrices ne relèvent pas d’un traitement par Laser, contrairement à certaines autres cicatrices.

La radiothérapie

Il s’agit d’un traitement de dernière intention, lorsque les traitement précédents ont été inefficaces.

La radiothérapie est effectuée par voie interne ou par curiethérapie intra-cicatricielle mais une peau irradiée pourrait comporter un risque de cancérisation à long terme, malgré les faibles doses d’irradiation. Ce risque est à considérer chez les patients jeunes ou sur les zones cicatricielles exposées aux UV et au soleil. Cette méthode est souvent associée à un acte chirurgical de réduction initial.

Les conditions d’apparitions des cicatrices chéloïdes sont souvent liées à des facteurs génétiques. Leur évolution peut être également spontanée sans qu’on en sache les causes. C’est au médecin d’explorer les différentes possibilités de traitement envisageable.

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cicatrice cheloide

Cicatrices chéloides apparues spontanément au niveau du thorax dont le traitement reposera sur la corticothérapie retard locale associée à la pressothépie

Commentaires (24)

  • C... Clauda dit :

    Suite à une brûlure en décembre 2010, j’ai des cicatrices cheloidienes sur toute la poitrine. J’ai consulté plusieurs dermatologues, il y a deux qui m’ont faits des injections de kenacort mais sans succès. Pouviez vous m’aider? Merci .

    • Dr Picovski dit :

      Bonjour, Tout dépend de l’importance et de l’étendue de ces cicatrices chéloïdes. En effet si l’épaisseur est importante, des injections de Kénacort ne donneront pas un bon résultat.
      A première vue, il y aurait 3 conduites à tenir possibles : continuer les injections de Kénacort mais l’indication est à voir selon le cas, l’instauration d’une pressothérapie (pansement à base de silicone porté jour et nuit) pour tenter de diminuer l’épaisseur et le coté rouge (hyperplasie) des cicatrices et enfin, un retrait chirurgical des cicatrices en sachant que la récidive est possible (si une reprise chirurgicale des cicatrices venait à être décidée, un traitement précoce par pansement à base de silicone et Kénacort serait à instaurer pour se donner les meilleures chances de traitement définitif…). Je reste à votre disposition si vous souhaitez m’adresser des photos via le formulaire de contact. Cordialement

  • Gazumobeu dit :

    Bonjour,
    Que pensez-vous de l’exérèse chirurgicale avec cryothérapie lors de l’intervention?
    Merci.

    • Dr Picovski dit :

      Bonjour. Il s’agit d’une technique qui a été récemment utilisée. Avez-vous éliminé toutes les possibilités thérapeutiques classiques ? Pressothérapie ? Injection de kenacort ? S’agit-il d’une récidive chirurgicale ? Je reste à votre disposition. Cordialement

  • Sonia dit :

    Bonjour, ma fille présente une cheloide dans lobe des 2 oreilles suite à un percing. Le dermato m’a envoyé voir un chirurgien plasticien pour les retirer mais ce dernier m’ a déconseillé de les retirer, plutôt faire des injections kenacort 40 retard. Que pensez vous?
    Ces injections faut il les faire faire par le dermato ou par le chirurgien plastique?
    Merci d’avance.

    • Dr Picovski dit :

      Bonjour. Je comprends tout à fait l’attitude du chirurgien. En effet, comme vous le savez sans doute, une cicatrice chéloïde même bien opérée peut récidiver. Lorsqu’elle n’est pas trop importante, le mieux est de tenter « simplement » des injections de corticoïdes retard (Kenacort) qui aura pour but de réduire la taille de la cicatrice et d’arrêter son évolution anormale. En cas d’échec, une reprise chirurgicale pourra être évoquée avec sans doute à nouveau des injections de Kenacort pour se donner toutes les chances d’absence de récidive. Cordialement.
      Nb: en cas de cicatrice dont la taille est trop importante (épaisseur, largeur..), le traitement par Kenacort par contre risquera d’être inefficace…, la chirurgie sera alors plutôt conseillée.

  • didix974 dit :

    bonjour ,
    suite a l’opération d’un abces fesse il y a 2 mois , jai une cicatrice rouge , gonflé et qui me fait mal … pensez vous que cela est dût a une mauvaise cicatrisation ou une recidive d’abces ( sachant que j’ai des douleurs qu’au niveau de la cicatrice) ?

    • Dr Picovski dit :

      Bonjour. Il est difficile de vous répondre. Il y a plusieurs choses à éliminer :
      – Une récidive de l’abcès (ou une évolution sur le mode chronique)
      – Une évolution normale car comme vous le savez sans doute les cicatrices évoluent les premiers mois sur le mode hyperplasique (les cicatrices sont normalement rouges et surélevées pour ensuite s’éteindre au bout d’un an)
      – Soit une évolution anormale avec une hypertrophie précoce qui peut aboutir à une cicatrice chéloïde.
      Si vous le souhaitez, vous pouvez m’adresser des photos via le formulaire de contact. Retenez que si vous ne sentez pas de collection (contenu liquidien) en dessous de la cicatrice et s’il n’y a pas au pourtour de signe inflammatoire (rougeur, chaleur,…) il ne s’agit très probablement pas d’un abcès évolutif. De plus, si l’épaisseur est modérée, il s’agit d’une évolution naturelle qui devrait s’estomper. Je reste à votre disposition. Cordialement.

  • Diariatou Niakate dit :

    Bonjour je le suis fait opéré 4 fois pour exerese de cheloides des deux oreilles malgré radiothérapie il y a eu recidive. Que me conseillez vous?

    • Dr Picovski dit :

      Bonjour. Compte tenu d’une probable récidive précoce de l’hypertrophie, l’idéal serait d’instaurer (malgré le traitement récent par radiothérapie, qui fonctionne le plus souvent bien), un traitement précoce par corticoïde retard (Kenacort) ceci afin d’espérer au plus vite éteindre l’évolution anormale de cette cicatrice. Je reste à votre disposition si vous souhaitez m’adresser des photos via le formulaire de contact. Cordialement.

  • Sas dit :

    Bonsoir docteur. Mon fils a subi une intervention chirurgicale le 3 juin pour un énorme hématome extradural.
    Il présente donc une grande cicatrice (20 cms) sur le crâne. La cicatrisation se passait bien jusqu à l apparition de croûtes à 3 semaines post op qui, une fois parties, ont pu mettre en évidence une desepithialisation du derme, un élargissement de la cicatrice(1 cm). Maintenant que l aspect infectieux est mis hors de jeu, le neurochir me parle de possibilité de cicatrisation future de type chéloïde. Y a t il une conduite à tenir en prévention d une future apparition de ce type de cicatrisation ? En vous remerciant pour votre réponse.

    • Dr Picovski dit :

      Bonjour. Il est beaucoup trop tôt pour évoquer une cicatrice chéloïde. On peut parler pour l’heure d’une cicatrice hyperplasique (cicatrice rouge qui est tout à fait normale les premiers mois).
      Quant à une cicatrice hypertrophique, elle ne peut être évoquée qu’au bout d’un an, une cicatrice chéloïde à partir du 18ème mois… Pour l’heure il est important que la cicatrice soit complètement épidermisée (c’est à dire totalement cicatrisée) et protégée du soleil. A noter qu’il est rare d’avoir des cicatrices hypertrophiques ou chéloïdes au niveau du cuir chevelu…
      Retenez également qu’une reprise pourra se faire à distance si l’evolution n’était pas favorable mais pas avant plusieurs mois (sous anesthésie locale)… ceci afin d’améliorer l’éventuel caractère élargie de cette cicatrice. Il n’y a rien à faire préventivement sauf dans de rares cas où des injections de corticoïdes peuvent être instaurées précocement vers le 6ème ou 8ème mois lorsque l’on voit une évolution très inflammatoire de la cicatrice avec une épaisseur et une rougeur importante.
      Je reste persuadé qu’il y a de faibles chances au vue de la localisation pour que cette cicatrice évolue vers le mode chéloïdien. Je reste à votre disposition si vous aviez besoin de mes services ou si vous souhaitiez m’adresser des photos via le formulaire de contact. Cordialement.

  • Yohann dit :

    Bonjour. Suite à a des piercings aux oreilles, il y a de cela environ 2 ans je me retrouve avec deux chéloïdes. Ce qui m’inquiètes c’est qu’elles grossissent (Elles font environs 1-1,5cm de diamètre). Je m’étais adresser à un chirurgien plastique qui visiblement ne savais pas quoi me dire, m’a conseiller de les faire opérer. Du coup je me suis un peu renseigner et vu les risques de récidives, ça ne me rassure pas. Je ne sais pas trop à qui m’adresser ni par où commencer afin que cela soit correctement traité et au plus vite.
    Pourriez vous me conseillez ? Les injections seraient elles efficace ? Sous combien de temps constate t on des résultats ?

    • Dr Picovski dit :

      Bonjour. Effectivement, le risque de réaliser une intervention est la récidive. Les injections de Kénacort* ont des chances d’être efficaces si le volume des cicatrices n’est pas trop important. Donc 2 cas de figures :
      – soit le volume est modéré et des injections de Kénacort* distantes toutes les 3 à 6 semaines pourraient être instaurées afin de réduire (significativement) la taille des cicatrices voire de les éteindre.
      – Soit le volume est trop important et dans ce cas là, une réduction des cicatrices chéloïdes par une intervention chirurgicale doit être indiquée. Je dis bien « réduction » , et non pas « retrait complet » qui aura pour but d’agrandir la zone cicatricielle et de favoriser l’apparition d’une cicatrice chéloïde encore plus grande… . l’exérèse devra être intra-cicatricielle. L’intervention sera certainement suivie d’injections précoces de Kénacort* (à un mois par exemple).
      Généralement selon la réponse, les injections de Kénacort donnent des résultats après la 1ère ou 2ème injection mais au bout de plusieurs semaines. Je reste à votre disposition notamment si vous souhaitez m’adresser des photos. Cordialement

  • MOHAMED dit :

    SALUT. j ai une cheloide sur la poitrine issue d une intervention chirurgicale suite à une petite cheloide issue elle aussi d un abcès de varicelle cette opération ne pourrait pas être faite mais hélas le docteur chirurgien manquait de connaissances sur le sujet je crois (si non il n aurait pas intervenir)
    j ai fait la presso.. l injection de kenechort ret 40 par un dermato mais sans résultat j ai contacté un docteur plasticien il m a proposé de tester le laser mais j hésite encore
    nb j ai fait l operation en 2003
    la cheloide est de 2 cm de largeur et 4 cm de longueur elle s est élargie avec l age. merci

    • Dr Picovski dit :

      Bonjour. Vous posez une question intéressante sur le laser dans le traitement des cicatrices chéloïdes.
      Je pense qu’il faut être prudent. Comme vous le savez peut être, le laser entraine une brulure superficielle; qui dit « brulure », dit « cicatrisation » et la cicatrisation chez les personnes faisant des cicatrices chéloïdes est anormale. Je pense que c’est un pari que je ne tenterais pas. Vous évoquiez que le médecin souhaitait tester le laser mais dans ce cas là il ne faut pas « tester » mais plutôt utiliser des méthodes classiques qui ont montrées leur efficacité ou en tout cas, si elles sont bien suivies, leur absence de nuisance.
      Je pense que, comme la pressothérapie et les injections de Kénacort ne fonctionnent pas, l’idéal serait de réduire chirurgicalement (cette fois ci sans agrandir la cicatrice : exérèse intra cicatricielle) en faisant suivre l’intervention d’un traitement précoce par Kénacort*, associé éventuellement à une nouveau temps de pressothérapie. Quand je parle de traitement « précoce », cela ne veut pas dire dans les jours qui vont suivre l’intervention mais plutôt dans les semaines (généralement un mois) pour ne pas risquer de désunion (risque d’ouverture de la cicatrice). Je reste à votre disposition. Cordialement

  • Lila dit :

    Bonjour Dr. Il y a peu suite a une cicatrice chéloide datant de quelques années, je me suis enfin décidée a agir. Mon chirurgien m’a fait une exérèse avec injection de kenacort. Il m’a aussi indiquer que j’allais porter un clip de compression. Seulement voilà je voulais savoir si c’était vraiment efficace ? Me reste t-il d’autres options en cas de récidives. Y’a t-il des choses qui favoriseraient la « repousse » ? Cordialement

    • Dr Picovski dit :

      Bonjour. Il y a d’autres solutions en cas de repousse comme la radiothérapie mais nous n’en sommes pas là. Le traitement de votre chirurgien me parait tout à fait adapté ; c’est sans doute ce que j’aurais fait. Cordialement

  • sandy dit :

    bonjour j’ai un cheloide à la poitrine et j’injecte déjà du kenacort retard depuis quelques mois mais je voudrais savoir si ce produit est néfaste pour une femme qui veut concevoir?

    • Dr Picovski dit :

      Bonjour. Les études sur le Kénacort qui est un corticoïde de retard n’ont pas montré d’effet délétère sur la grossesse ou d’effet tératogène mais toutefois compte tenu du principe de précaution pour des injections qui peuvent souvent attendre, il est conseillé d’arrêter tout traitement si une grossesse est envisagée de manière imminente ou si elle est en cours. cordialement

  • louiza dit :

    Bonjour monsieur. moi j’ai une grande chéloide a mon cou je ss opéré 3 fois et a chaque fois elle augmente le volume elle est de 7 cm mon docteur la dernière fois ma enlevé la moitié c tt et il ma dit de prendre des injections de kenacort chaque moi mais je vois pas la grande différence donc svp monsieur quelle est la meilleure solution je ne peux pas la voir comme ca j’ai vraiment marre

    • Dr Picovski dit :

      Bonjour. Combien de séance de Kénacort avez vous déjà réalisé ? Le fait d’avoir enlevé la moitié de la cicatrice lors de la dernière intervention ne me choque en rien. Il faut, en effet, surtout éviter d’agrandir la cicatrice, c’est ce qui a été fait… le but étant de la réduire par une « exérèse intra-cicatricielle » pour espérer l’éteindre plus facilement par les injections de corticoïdes retards (injections de Kénacort). Retenez que si cela n’améliorait pas les choses, il existe d’autres solutions comme l’iridothérapie, solution malheureusement plus lourde… Je reste à cotre disposition. Cordialement.

  • Sarah dit :

    Bonjour.. J ai des chéloïdes au niveau du sternum et de l épaule suite à l exérèse de grains de beauté:( j ai tout essayé injections de corticoïdes très douloureux… Massage a base de dermoval … Reprise chirurgicale grosse erreur!!! Pansement siliconé cher mais pas efficace!!!les chéloïdes me démangent, douloureux!!! Quelle est la solution ??? 1 miracle??!!! Le laser fonctionne t il vraiment??? À force d espérer je n y crois plus (j attends votre réponse avec impatience…) Merci…

    • Dr Picovski dit :

      Bonjour. La chirurgie est une erreur si l’exérèse n’est pas intra-cicatricielle, c’est-à-dire si le retrait de la cicatrice chéloïde entraine une cicatrice plus longue. Une chirurgie ne doit en aucun cas augmenter la longueur de la cicatrice mais toujours rester à l’intérieur de celle-ci.
      Pour ce qui est de la conduite à tenir, tout dépend des cicatrices que vous présentez. Comme vous le savez sans doute, plus une cicatrice est grande, moins elle répondra à la pressothérapie (pansement à base de silicone) et aux injections de corticoïdes. Les pommades dermocorticoïdes (Dermoval*) ont une efficacité très faible.
      Je ne pense pas que le laser soit une solution car il s’agit d’un traitement qui a pour but de « bruler » le derme et comme toutes brulures, l’évolution est un pari…
      Peut être pourriez vous m’adresser des photos pour que je puisse mieux vous répondre. Avez-vous fait une pressothérapie rigoureuse (jour et nuit pendant plusieurs mois), pouvez vous me préciser le déroulement de la corticothérapie locale ? Cordialement