Prix et prise en charge d’une gynécomastie

Le prix d’une correction de gynécomastie (traitement de la poitrine chez l’homme) est pris en charge par la Sécurité Sociale lorsqu’il s’agit, d’après la nomenclature de l’Assurance Maladie, d’une « gynécomastie accusée posant un problème d’ordre psychologique » et, dont le traitement est « réalisé après un bilan endocrinien ».

Il faut donc une véritable gynécomastie avec des arguments cliniques (anatomiques) montrant qu’une gène psychologique peut être occasionnée. Le chirurgien plastique, au cours de la première consultation, évalue la possibilité de la prise en charge. Si elle est possible, il n’a pas besoin d’établir une demande d’entente préalable car la prise en charge est automatique. Les photographies et l’étude de la glande mammaire après l’opération (examen anatomo-pathologique) serviront de documents justifiant l’opération.

Cette intervention étant prise en charge, l’Assurance Maladie couvre les frais d’hospitalisation. Les dépassement d’honoraires du chirurgien et de l’anesthésiste restent à la charge du patient. Ces coûts pourront être remboursés si son contrat de mutuelle le permet.

Le code de nomenclature de la Sécurité Sociale utilisée par mutuelles pour déterminer le taux de remboursement pour la correction  de gynécomastie bilatérale est QEFA 002. Le code est QEFA 011 lorsqu’il s’agit d’une correction unilatérale.

Si la prise en charge n’est pas possible en cas de signes cliniques insuffisants, le chirurgien établit un devis hors convention ou « devis pour un acte à visée esthétique » récapitulant en détail l’ensemble des différents tarifs de l’opération : ses honoraires, ceux de l’anesthésiste, les coûts d’hospitalisations (bloc opératoire et chambre) et les frais annexes des prestations de la clinique souhaitées.

Le prix d’une correction de gynécomastie fluctue donc selon ces paramètres mais également en fonction du geste opératoire et de sa durée.

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Mis à jour le 4 novembre 2016 publié initialement le 31 août 2012