Le point sur les risques et les complications de la liposuccion

25 mai 2018

La liposuccion est l'une des interventions les plus pratiquées au monde avec près de 2 millions d'acte dans le monde et ce chiffre augmente d'année en année.
En plus du nombre, les progrès ont fait que cette technique est devenue l'une des plus efficace et fiable. Cette procédure pour être sécher se doit pour cela de respecter un certain nombre d'impératifs

Cette technique permet de retirer les amas graisseux localisés de façon définitive.
Comme toute procédure chirurgicale, la liposuccion peut engendrer des complications. Connaitre les malfaçons et les facteurs de risques permettra de nettement diminuer leur fréquence de survenue.

Quelques brefs rappels sur l’intervention

La liposuccion, aussi appelée lipoaspiration, est une technique qui a été révolutionnaire il y a quelques dizaines d’années. Mise au point par le Professeur Yves-Gérard Illouz, elle apportait une solution efficace pour la correction des amas graisseux localisés au niveau du corps. Cette technique s’est substituée à des techniques lourdes, aux cicatrices importantes et aux complications fréquentes (liées anciennement au décollement des tissus).
Elle a depuis son invention fait d’importants progrès qui la hissent au rang de l’intervention de la silhouette la plus plébiscitée et la plus efficace de la chirurgie esthétique actuelle.

L’importance d’une bonne indication après l’examen du patient

L’aspect le plus déterminant dans la survenance de complications d’une liposuccion est l’approche du chirurgien sur la morphologie du patient.

  • Une liposuccion ne doit pas avoir lieu si le patient est en trop grand surpoids: la quantité de graisse à retirer doit être limitée pour éviter de trop fatiguer le patient. En effet, au delà d’un retrait de 4 à 5 litres de graisse, il y a un risque d’anémie (qui dépend du chiffre de l’hémoglobine du départ, du poids initial du patient, de la technique…). Cette anémie peut aboutir à une  transfusion si elle est mal tolérée (céphalées, malaise, fatiguabilité, .. )
  • La surcharge graisseuse doit être localisée et non diffuse. Une surcharge diffuse sera plus sensible à un amaigrissement qu’à une lipoaspiration qui ne donnera qu’un résultat partiel.
La liposuccion traitement les excèdents de graisse localisés

Pour que le résultat soit optimal, les excédents de graisses à traiter ne doivent pas être diffus mais localisés chez un(e) patient(e) ayant un poids proche de son poids idéal

  • La peau du patient doit être suffisamment élastique pour l’obtention d’une bonne rétraction cutanée. Le chirurgien esthétique doit pour cela être bien expérimenté .
  • Le port d’une gaine de contention pendant 15j à 3 semaines jour et nuit permettra une rétraction optimale et une fonte des œdèmes plus rapide.

Important: le patient doit garder à l’esprit que la lipoaspiration ne doit pas être confondue avec une méthode d’amaigrissement. Elle sera indiquée pour corriger les surcharges qui résistent au sport et aux régimes bien conduits.

Avant l’intervention, le patient doit respecter les consignes qui lui seront précisées par son chirurgien et son anesthésiste.

  • arrêt strict du tabac 15 jours avant l’intervention,
  • arrêt de la prise d’aspirine, d’anti-inflammatoires 8 jours avant l’intervention,
  • arrêt de la contraception orale 1 mois avant l’intervention notamment en cas de tabagisme et d’insuffisance veineuse.

L’importance de la technique du chirurgien

L’approche du chirurgien est primordiale dans son indication mais aussi dans sa technique.

  • La réalisation d’une bonne infiltration de sérum adrénalinée (pour ses effets vasoconstricteurs) avec une attente suffisante permet de diminuer considérablement les pertes sanguines et ainsi d’augmenter la quantité de retrait de graisse et de diminuer la fatigue postopératoire.
  • L’utilisation de fines canules à bord mousse  (4mn par exemple) permet : d’être moins traumatisant pour les tissus, d’obtenir un résultat harmonieux (évitant vagues et irrégularités) et une meilleure rétractation cutanée.
complication de la lipoaspiration

Pour éviter toute complication, la lipoaspiration se doit d’être localisée, homogène, dans le couches profondes graisseuses (ici résultat avec liposuccion à la canule non traumatisante de 4mm)

  • Une tension artérielle convenable durant l’intervention (en concertation avec l’anesthésiste) permet de diminuer les pertes sanguines.
  • La mise en place avant même le réveil de la gaine , limitant aussi les pertes sanguines avant que la tension ne remonte lors du réveil.
  • Pour éviter qu’une d’une trop grande quantité de graisse ne soit retirée en une seule fois, un 2eme temps de lipoaspiration peut être prévu.
  • Il est déconseillé de procéder le même jour à d’autres interventions (risquant de majorer la perte sanguine).
  • On conseille au contraire un lever précoce , le port de bas de contention et un traitement par anticoagulants.

Les effets indésirables, malfaçon du chirurgien ?

Une correction excessive, hétérogène peut entrainer des irrégularités de surface, un aspect inégal: bosses, vagues, aggravation du phénomène de « peau d’orange ».
Un relâchement cutané doit être anticipé par le chirurgien qui doit bien s’assurer d’une correction homogène avec la plus fine des canules sans hypercorrection.

Ces effets indésirables et imperfections de résultats peuvent se traiter la plupart du temps de façon efficace par une « retouche » en ambulatoire à partir du sixième mois suivant l’opération.

Les effets secondaires bénins à connaitre

Ces effets secondaires sont classiques et se résorbent en quelques semaines 

  • les ecchymoses, (elles disparaissent au bout d’une quinzaine de jours),
  •  les œdèmes, (un œdème persistera pendant environ trois mois),
  • l’engourdissement temporaire,
  • des douleurs au niveau des zones traitées (qui ne persistent pas plus de quelques semaines et sont soulagées par des antalgiques simples),
  • une sensation d’engourdissement (qui peut durer jusqu’à plusieurs mois).

Les risques les plus graves mais aussi les plus rares

Ces risques sont principalement liés à la liposuccion sous anesthésie générale.

  • Phlébite et embolie pulmonaire

Ces risques sont majorés en cas de surpoids, de notion d’insuffisance veineuse (et de prise de pilule dans certains cas) et de retrait trop important de graisse (l’anémie post opératoire majore les risques de phlébite). Un lever précoce (les sorties se faisant le plus souvent en ambulatoire si le domicile du patient n’est pas trop éloigné de la clinique), le port de bas de contention et la prévention par anticoagulant font que ce risque est devenu rare.

  • Infections : elles sont rares compte tenu de la petitesse des incisions et de l’absence de décollement des tissus,
  • Lésions nerveuses: une diminution de sensibilité (hypoesthésie) est normal les premières semaines. Elle s’améliore sur plusieurs mois
autre résultat

Autre résultat

En conclusion , le respect de règles de sécurité, une indication bien posée, une technique rigoureuse limitent considérablement le risque de complications d’une lipoaspiration.

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