Une opération de réduction mammaire est une intervention bien maîtrisée dont les suites sont le plus souvent simples. Toutefois, comme toute intervention, certaines complications peuvent survenir malgré toutes les précautions prises. Voici une information claire et transparente pour les connaître et en parler avec votre chirurgien avant de vous décider.
Complications chirurgicales immédiates et locales
Gestion des hématomes post-opératoires
Un hématome post-opératoire correspond à une accumulation de sang au niveau de la zone opérée. Il peut survenir après n’importe quelle chirurgie mammaire :
- les signes : gonflement soudain, sensation de tension ou douleur localisée dans un sein
- la prise en charge : un hématome de faible volume se résorbe naturellement, un hématome volumineux nécessite une évacuation chirurgicale avec anesthésie pour soulager la douleur et éviter les complications de cicatrisation
Prévention et traitement des infections
Une infection est rare après une chirurgie mammaire, réduction comprise :
- les mesures préventives : administration systématique d’antibiotiques pendant l’opération
- le drainage : des lames souples en silicone (lames de Delbet) sont mises en place systématiquement jusqu’à la sortie, le lendemain, afin de permettre l’évacuation des liquides
- le traitement : si une infection se déclare après l’opération, des soins locaux avec réouverture de l’orifice de drainage et lavages au sérum physiologique peuvent être nécessaires. Des antibiotiques adaptés peuvent également être prescrits
Evolution et qualité de la cicatrisation
Les cicatrices visibles sont incontournables après une réduction mammaire. Il est impératif que votre chirurgien surveille leur évolution afin de favoriser des cicatrices aussi fines et discrètes que possible.
L’évolution normale
les premiers mois, les cicatrices sont généralement rouges et parfois légèrement épaisses. Cette phase, appelée hyperplasie physiologique, est parfaitement normale. Les cicatrices doivent ensuite progressivement pâlir, s’assouplir et s’aplanir.
Les signes d’une cicatrisation anormale
Si la rougeur et l’épaississement persistent ou s’accentuent (avec parfois des démangeaisons) au delà des premiers mois, il peut s’agir d’une cicatrice hypertrophique voire chéloïde, des soins locaux doivent être mis en place.
Le traitement : plusieurs possibilités
- le port de pansements en silicone jour et nuit sur les cicatrices pendant plusieurs semaines
- des injections de corticoïdes retards pour blanchir et aplanir la cicatrice
- une reprise chirurgicale de la cicatrice sous anesthésie locale (après 1 ans pour améliorer l’aspect esthétique de la cicatrice)
Risques fonctionnels et esthétiques
Modifications de la sensibilité de l’aréole
Une diminution de la sensibilité de l’aréole est possible surtout lors de réductions mammaires importantes avec ptose marquée (l’aréole est repositionnée vers le haut dans sa nouvelle position) :
- l’évolution : la sensibilité, souvent diminuée au début, revient généralement en quelques semaines ou quelques mois, mais sa récupération peut prendre jusqu’à un an (cicatrisation complète)
- la persistance : la baisse de sensibilité voire une insensibilité permanente sont rares mais possibles, surtout dans les cas de correction d’hypertrophies importantes.
Tabagisme, prévention et risque de nécrose cutanée
Une nécrose (perte de vitalité des tissus) est rare mais possible après n’importe quelle opération. Dans le cas d’une réduction mammaire, une nécrose peut survenir au niveau de l’aréole ou des berges de la cicatrice :
- le facteur de risque principal : c’est le tabagisme !
- la prévention impérative : l’arrêt total du tabac 1 mois avant et 1 mois après l’opération
- la correction : en cas de nécrose, des soins locaux sont mis en place, si besoin une correction chirurgicale améliore l’imperfection esthétique
Vous souhaitez un avis médical concernant une réduction mammaire ou ses suites ?
Spécialiste en chirurgie mammaire réparatrice, je reçois de nombreuses femmes qui souffrent d’hypertrophie mammaire.
La décision d’opérer, la technique choisie et le volume retiré dépendent :
- de votre poitrine
- de votre qualité de peau
- de votre silhouette
- de votre gêne
- de vos attentes
Les critères de remboursement de l’Assurance Maladie sont également pris en considération.
Une réduction mammaire réussie est également bien surveillée pendant la phase post-opératoire.
Mes patientes opérées peuvent me joindre à tout moment.
Je réponds aux questions via le formulaire du site.
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Qui suis-je ?
David Picovski, chirurgien spécialiste en Chirurgie Plastique, Réparatrice et Esthétique, je suis officiellement qualifié par le Conseil de l’Ordre des Médecins de Paris (n°RPPS 10003749149). Mon activité se partage entre mon cabinet, l’Hôpital Saint-Louis et la Clinique de La Muette où j’exerce comme praticien spécialiste. Je suis également membre de la Société française de Chirurgie Plastique Reconstructrice et Esthétique (SOFCPRE).
Pour en savoir plus :
- Soutien-gorge après une réduction mammaire
- Ptose après réduction mammaire : pourquoi ça arrive ?
- Les solutions après une réduction mammaire ratée
- Réduction mammaire, grossesse et allaitement ; avant ou après ?
- Hématome au sein suite après opération chirurgicale
- Prix d’une réduction mammaire
- Comment avoir des seins plus petits ?
Bonsoir , Réduction mammaire il y a 2 mois, très satisfaite mais depuis 3 semaines des boules douloureuses sont apparues dans un sein. Mon chirurgien m’a parlée de cysteonecrose. Y a-t-il des soins particuliers, des massages pour aider à la résorption de ces parties dures ? Dois-je remettre un soutien gorge la nuit ? Merci.
Bonjour, ces nodules de cytosteatonécrose sont rares mais ne sont pas inquiétants. Les choses vont continuer à s’améliorer au courant des mois qui vont suivre. Les massages peuvent un peu aider. L’idéal serait de surveiller echographiquement ces nodules pour contrôler leur décroissance. Si ces derniers venaient à persister et à vous gêner, une intervention pour les retirer pourrait être pratiquée. Cordialement
Bonjour,
je voudrais savoir si je peux faire une réduction mammaire sans trop de risques. J’ai 35 ans, je pèse 110kg et porte du 105E. Mes seins tombent jusqu’au niveau de mon nombril. j’ai des douleurs dans le dos.
Merci de me répondre
Bonjour,
Vous posez une bonne question. Vous comprenez qu’il existe un surpoids et que les suites risquent d’être un peu plus longues que d’habitude (et ce notamment lorsque les patientes dépassent les 100 Kg). Ce que je vous conseille, ceci afin d’avoir des suites opératoires les plus simples possibles, serait une perte de poids (sans trop vous en demander…) en dessous si possible des 95 voire des 90 Kg (en fonction de votre taille).
Je reste à votre disposition. Cordialement