L'opération de la ptose mammaire est-elle compatible avec un désir de grossesse et d'allaitement?

La lactation est, du moins en théorie, impossible lorsque l’aréole et le mamelon ont été détachés de la profondeur sous-jacente du sein afin d’être repositionnés. Cependant, certaines femmes peuvent allaiter après une plastie mammaire même si la correction apportée a été importante grâce à une certaine capacité de régénération des canaux mammaires.

Correction de ptôse isolée, ou correction de ptôse associée à une réduction mammaire

La technique chirurgicale de correction de ptôse mammaire est proche de celle utilisée lors d’une réduction mammaire. Il est d’ailleurs courant d’associer une réduction mammaire à une correction de ptôse, la chute du sein étant une conséquence directe de l’excès de volume mammaire. Lorsque seule une correction de ptôse est réalisée, sans qu’il n’y ait eu de réduction mammaire, le sein gardera davantage ses capacités fonctionnelles d’allaitement.

Les écueils laissés par l’intervention de ptôse

Ptose mammaire et allaitement

L’importance de la ptose mammaire conditionne l’allaitement

L’objectif est de repositionner et d’ascensioner l’aréole et le mamelon. Ce geste chirurgical peut nécessiter, quand la chute du sein à corriger est importante, de déconnecter la plaque aréolo-mamelonnaire de la glande mammaire sous-jacente, induisant la section des canaux lactifères (ou canaux galactophores), indispensables au processus de lactation, mais impliquant également une section des rameaux nerveux sensitifs, nécessaires à la transmission des signaux libérant l’ocytocine et donc l’éjection du lait.

Un allaitement possible mais non garanti en cas de ptôse importante

Un allaitement est évidemment possible après une correction de ptôse mais ne peut en aucun cas être pleinement garanti si la ptôse initiale est importante.

Dans certains cas, même lorsque la remontée du sein est grande pour corriger une affaissement de la poitrine prononcé, les canaux galactophoriques peuvent se reconstituer quelques mois après l’opération et l’on observera une recanalisation propice pour un allaitement, mais il n’est pas prévisible de savoir si l’innervation sous-cutanée pourra se rétablir optimalement pour permettre un allaitement correct et suffisant.

De plus, moins la quantité de tissus glandulaires enlevés sera importante lors de l’intervention, plus les possibilités d’allaiter seront favorisées.

 À savoir avec une grossesse

Lorsque la patiente envisage une grossesse après une correction de ptôse, elle doit certes savoir que l’allaitement pourra poser problème et devra l’envisager 6 mois après l’opération (le temps que les tissus se stabilisent et que la cicatrisation s’achève). Également, elle devra surveiller son poids (en évitant les grandes variations pondérales) afin de pérenniser le résultat.

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