Les liftings du visage, une efficacité durable ?

Efficacite et duree d'un lifting du visage

19 octobre 2012

Les liftings sont indiqués pour le traitement des rides lorsqu’il existe des signes cliniques dont la correction ne pourra se pratiquer par injections de toxine botulique ou d’acide hyaluronique en raison de leur action insuffisante, de leur faculté à se résorber avec le temps ou en raison de leurs contre-indications.

Quelles indications pour quel lifting ?

Le lifting temporal est indiqué pour traiter la chute de la queue des sourcils et les rides de la patte d’oie. Ce lifting très localisé, souvent pratiqué en complément d’un autre, il est appelé minilift temporal ou minilift mannequin.

Le lifting frontal corrige les rides du front : rides du lion, situées entre les sourcils, rides horizontales profondes sur le front et les rides de la patte d’oie à l’extrémité des yeux. Il permet également d’agir sur la position des sourcils et dans une moindre mesure sur les paupières supérieures tombantes. Une incision intracapillaire (cicatrice dans les cheveux) évite le recul de la base d’implantation des cheveux. Son indication est préconisée plutôt chez la femme que chez l’homme, aux sourcils tombants et aux personnes pour qui l’indication d’injections de toxine botulique ne peut être posée.

Le lifting fronto-temporal endoscopique permet d’agir sur les rides de la patte d’oie, du lion, frontales et les sourcils sans avoir à supprimer de peau et laisse de plus fines cicatrices. En revanche c’est une technique de moins en moins pratiquée.

Le lifting centrofacial agit sur les cernes, les pommettes et le début des sillons naso-géniens (rides partant des ailes du nez jusqu’à la bouche). Il reste à éviter car il s’agit d’une chirurgie lourde et le praticien doit être parfaitement expérimenté pour ne pas entraîner un visage d’aspect artificiel.

Le lifting cervico-facial, en présence de bajoues ou d’excédent cutané au niveau du cou, sera toujours plus efficace et durable que toute autre méthode (depuis 2010, la Société Française de Chirurgie Plastique met en garde contre l’utilisation des fils tenseurs).

Les gestes complémentaires

Un certain nombre de gestes opératoires peuvent compléter l’un des liftings cités précédemment, et sont très rarement effectués isolément :

  • Rehaussement/renforcement des pommettes ;
  • Comblement des sillons nasogéniens par lipofilling (greffe de graisse autologue)
  • Section des muscles abaisseurs des lèvres et de la commissure de la bouche pour supprimer les plis d’amertume ;
  • Lipoaspiration des joues, du double-mention et du cou ;
  • Blépharoplastie pour corriger les paupières tombantes, ou les poches sous les yeux.

Combien de temps dure un lifting ?

Après un lifting, la peau continue à se relâcher, mais ni plus vite, ni moins vite qu’avant.

Si les mesures hygiéno-diététiques sont bonnes (éviction du soleil, du tabac, pas de variations pondérale…), la durée d’un lifting peut être de 10 à 15 ans. A cela s’ajoute le facteur héréditaire qui peut aider à prolonger le résultat.

En conclusion

Le lifting est un acte de chirurgie esthétique, et comme tel, il s’attache à donner des résultats durables, de plus en plus appréciables et en proposant, grâce au perfectionnement perpétuel des techniques, une intervention bien moins contraignante qu’il y a encore 10 ans.

Il offre donc des avantages que la médecine esthétique ne peut proposer. En effet, cette dernière, bien qu’efficace, ne peut donner de résultats durables et doit en conséquence être considérée comme un soin renouvelable. Si les indications sont correctement posées, la médecine esthétique aura toutefois un rôle suffisant pour traiter les premiers signes du vieillissement mais seulement de manière temporaire puisqu’il faudra plusieurs séances par an pour conserver le résultat. La toxine botulique (Azzalure®, Vistabel®) a cependant permis de diminuer les indications de liftings frontaux dans certains cas (bonne position du sourcil ne nécessitant pas d’ascension par exemple).