Une bonne suture, c’est se donner la chance d’une bonne cicatrisation, d’une cicatrisation optimale.
Les meilleurs chirurgiens ne « referment » pas seulement une incision, ils façonnent la future cicatrice en gérant la tension, la profondeur et le bon affrontement des tissus. Un excellent chirurgien esthétique est un orfèvre de la suture : il la prévoit, la réalise et la contrôle (sur au moins un an).
L’objectif du résultat : une cicatrice fine, discrète et cachée.
Tableau de l’impact de la suture sur les cicatrices
| Rôle de la suture | Effet sur la cicatrice |
|---|---|
| Répartition et diminution de la tension | Cicatrice plus fine et stable (moins hyperplasique) |
| Alignement et affrontement précis des berges de l’incision | Cicatrice régulière, fine et plus discrète |
| Soutien en profondeur des tissus (confection d’un plan sous-cutané) | Moins de tension et de risques d’adhérences (obtention d’une cicatrice plane sans adhérence) |
| Choix du fil et de la technique de suture (surjet ++) | Influence sur la finesse |
Le surjet intradermique est une technique de suture que j’affectionne pour une grande discrétion de la cicatrice. Il n’y a pas de points séparés qui laissent des marques « d’échelle de Perroquet », juste un fil très fin (souvent résorbable) qui passe comme un lacet à l’intérieur même du derme, sans sortir de la peau.
Le rôle mécanique : répartir de la tension
Le premier rôle de la suture est de rapprocher les berges de la plaie sans excès de tension.
Si la tension est bien répartie grâce à des plans de sutures profonds, la peau n’est pas « tirée » et la cicatrice obtenue est fine et discrète.
Si la peau supporte trop de tension (manque de points profonds), la cicatrice risque de :
- s’élargir
- s’épaissir (devenir plus aisément hypertrophique voire chéloide)
Plus la tension est correctement transférée vers les tissus profonds, plus la cicatrice cutanée sera belle.
Le rôle esthétique : assurer régularité et alignement
Les sutures doivent assurer un alignement précis des berges cutanées.
Un fil passé de façon symétrique (suture intradermique continue) permet une cicatrice linéaire et régulière et surtout si elle est aidée par un rapprochement des berges sans tension grâce à la confection d’un plan de suture sous-cutanée.
Des points irréguliers, mal répartis en nombre insuffisant peuvent provoquer :
- des creux (dépressions liés à un manque de soutien sous-cutané voire des adhérences)
- des surépaisseurs (fronces, aspects en marche d’escalier) qui, même si elles s’estompent au fur et à mesure des semaines, peuvent aboutir à des cicatrices disgracieuses (élargissement, trouble de la coloration appelée dyschromie)
Le rôle biologique : la cicatrisation harmonieuse
Une suture adaptée favorise une bonne vascularisation des berges de la cicatrice.
Si la tension ou la compression est excessive, cela peut compromettre l’apport sanguin local, entraînant :
- retard de cicatrisation
- désunion
- cicatrice plus visible
Au contraire, une suture bien ajustée (berges bien affrontantes sans tension) permet aux 2 phases cruciales de la cicatrisation (bourgeonnement et épidermisation) de se dérouler plus rapidement et d’obtenir des cicatrices les plus esthétiques possibles.
Le rôle protecteur : limiter les complications
Les sutures internes (situées dans le territoire sous cutanée, sous le derme) stabilisent et limitent les mouvements et les tractions des tissus pendant la cicatrisation. Elles réduisent ainsi :
- le risque de saignement
- la formation d’un hématome ou d’un sérome
- les tractions secondaires sur la peau qui altèreraient la qualité fonctionnelle et esthétique de la cicatrice définitive
Le choix du fil résorbable
Les fils résorbables intradermiques donnent la cicatrice la plus fine, car ils évitent les marques de points.
Dans certains cas, les fils à résorption lente, moins inflammatoires, peuvent aider à maintenir le soutien plus longtemps, réduisant le risque d’élargissement.
La gestion de la cicatrice après l’intervention
Le travail d’un excellent chirurgien esthétique ne s’arrête pas à la sortie du bloc.
Un protocole de soins précis
Un bon chirurgien ne vous laisse pas vous débrouiller. Il vous explique quand et comment nettoyer, ce qu’il faut appliquer (ou ne pas appliquer) sur les cicatrices récentes.
Anticipation et surveillance
Votre chirurgien sait qu’une cicatrice met 12 à 18 mois à devenir « mature ». Il vous revoit à 1 mois, 3 mois, 6 mois, 1 an…
Au moindre doute
Si la cicatrice commence à rougir, à s’épaissir (tendance hypertrophique), il n’attend pas. Il prescrit selon les besoins :
- des pansements au silicone : un traitement important pour aider à ce que les cicatrices soient moins rosées et en relief les premiers mois, et qu’elles arrivent le plus rapidement possible à maturité.
- des massages cicatriciels (pour assouplir la cicatrice).
- des injections de corticoïdes (pour diminuer une trop grande inflammation)
Pour ma part, les consultations post-opératoires sont incluses dans le forfait de l’opération et chaque patient/patiente peut revenir me consulter autant qu’il/elle le souhaite.
Mon but est une cicatrice qui se fait oublier et un résultat naturel.
Quel chirurgien esthétique contacter à Paris pour des cicatrices discrètes ?
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Vous pouvez également prendre RDV avec moi par Doctolib ou appeler mon cabinet au 01.58.05.11.25.
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